mardi, 01 mars 2011
Oradour-sur-Glane
dimanche, 27 février 2011
Montparnasse
Concorde
samedi, 19 février 2011
Photos
Sunsets
vendredi, 06 novembre 2009
Je navigue en eau clair
Je navigue en eau clair désormais
Sur de calmes étendues
Je ne suis plus fait pour les tempêtes
Ni pour le long-courrier ni pour le mauvais temps
La voilure en lambeaux le mât endommagé
C’est dommage ? Peut-être pas…
Je compense par la construction d’un labyrinthe verbal
Au minotaure phénoménal de phonèmes abyssaux
De références habiles en subtiles allusions
L’aura-t-elle ce regard d’enfant interloqué
qu’il lui reconnaissait quand elle rejetait sa tête là-bas dans les nuées?
[ce que tu penses est plus profond que ce que tu écris – si seulement tu pouvais écrire ce que tu penses]
Alors ensemble : explorons…
Non… pas ce que pompeusement on nommait avant les Littératures
Et encore moins ce que nous nommons aujourd’hui la Littérature
Non ! explorons nos corps
Combien j’aurais voulu…. Oh non ! combien je voudrais ne plus à avoir
à utiliser ce temps – cette conjugaison du regret.
[je comprends subitement pourquoi ils ont pu trouver DANS ces jeux de mots ces jeux de l’esprit une terra incognita une porte de sortie]
Mais... si la multiplication des portes rassure nous ignorons toujours autant comment nous en sortir.
La multiplication des portes nous donne juste l’illusion d’une multiplication des possibilités de fuite.
Mais « le flot désert [toujours autant] la flamme »
Ou
« du bleu qui cherche encore son œil. »
Nous sommes tous les enfants d’une famille légendaire…
Cette trainée acescente me met dans l’embarras
c’est
du
n’importe quoi.
jeudi, 05 novembre 2009
Laisse-moi te dire ce monde...
Laisse-moi te dire le monde enfin le mien…
Tu es l’image de ton combat…
Tu as laissé grandir en toi ton ennemi sans lui livrer combat
Sous ta ligne de flottaison intense ton surmoi se noie
non mais regarde moi ça
le ça a besoin d’air
Il voudrait faire surface
sur ton masque n’apparait
que ton dernier croissant
cette lune noire inversée
veux-tu en discuter ?
juste après […] pourquoi pas le petit-déjeuner
Nos souffrances ondulaient comme un drapeau sans terre
Comme une chevelure dans un torrent de mots suaves
Nous naviguions à l’aveugle dans ce monde abiotique
ET DE NOS PLAIES coulaient des rires désespérés
Comme des oripeaux ? des drapeaux de rémission
Notre voyage sans bagage
partait de gares désaffectées
De wagons barbouillés
De perpendiculaires rouillées.
Les trottoirs des rues sales
Reflétaient une misère tonitruante titubante et hurlante une muette jovialité
Notre souffrance ondulait comme une écharpe au vent
La lame émotionnelle entaillait ta triste chair
aussi sûrement qu’elle aurait pu
labourer l’épiderme de cette société.
ce soir ta peau devra se hérisser d’infimes monticules
Cartographie granulée de nos échecs passés [trépassés depuis même]
Pourquoi n’as-tu pas su interpréter cette tache blaaanche au fond des yeux ?
Cette tache lumineuse
le reflet des néons qui coloraient ma face
aussi
in-vrai-sem-bla-ble-ment
qu’elle noircissait mon âme
Aux alarmes ! les tempes pressent
[le hacker accompli en informatique
ce que le poète espérait :
Quelques signes ajoutés dans le code source
Suffit à corrompre TOUT le programme]
Aux alarmes !
Les oriflammes des ardeurs sont menacées d’extinction
Nous nous sommes bernés à trop vouloir y croire
Le coq au mal de crête a fini la bouteille
A bu jusqu’à la lie [et toujours l’hallali tralala voir plus bas]
Les pierres sont ces mots avec lesquels je battis mon hospice aborné
L’arche de mes bras n’a pas résisté à l’inondation
Et pourtant et pourtant
Malgré le démembrement
La recomposition était sur le point d’être acté [effective]
Tout comme tu sembles sur le point de re-composer
ce puzzle éparpillé
– les pièces manquantes ne nuisant à l’ensemble
il naitra bien des choses de ce galimatias n’est-ce pas ?
tu aimes le goût de l’inachevé… la couleur de l’esquisse ?
tu connaitras le dénouement
non… je n’étais pas ce fils caché de quelques rois déchus
de cette hérédité débile déracinée
j’étais pourtant (en ce rêve inversé)
le membre éminent d’une famille légendaire
que de fois il [le poète] attribuait à sa tâche une importance attristante
qu’elle n’avait assurément pas. ]plus[
ou que les autres ne semblaient pas lui trouver
il s’est alors désespéré de cela [largement ]
d’un tel effort en vain
d’une telle force enfin
et le pont Mirabeau en a été témoin – par deux fois je crois –
ici => [ ] mettre ce que bon te semblera.
Une autre fois un autre hurlait VIOLE-MOI !!!
Pendant que le prophète anarchique des temps mécaniques psalmodiait à travers la Denon : « pour deux jetons désormais tu peux laver ton linge sale au coin des rues dans les lavomatiques. »
Ou quelque chose comme cela…
NON tout cela ne veut pas ne rien dire comme disait le génial ado laissant au soin des professeurs [les fautophobes] de relever la faute
nonmais
Pourquoi faut-il que tu me transperces ?
Que tu m’inondes ?
Que tu me traverses ?
Je veux bien me damner juste pour un instant
Juste pour l’éternité d’un instant… je veux bien donner mon sang.
dimanche, 01 novembre 2009
Le sang vain
Ô ! J’ai hurlé trépassé sur nos mièvres années
J’ai crié dans des cloitres des canto sépulcraux
Et ma fièvre séminal décimée sur les dalles
d’une crypte antique à la noirceur ancienne
Pour deux pas en arrière mon talon dans l’ornière
préposé aux poussières de nos prières obscènes
L’alchimie de nos corps n’a créé aucun or
La magie de nos peaux n’a produit aucun mot
Chut… peut-être ici se taire
Le veau d’or s’est vautré que veux-tu c’était joué
Se défaire de nos peines comme une laine égarée
S’il faut encore saigner je serai ton agneau
S’il faut encore sombrer je veux bien m’étriper
Veux-tu l’extispicine ?
contemple ces viscères
Tu n’as rien vu venir ?
L’horoscope était vain
L’aorte sectionnée mes jets cinabres aspergent
nos facondes secondes ou se vautre l’idole
Je plaisante je rigole
Veux-tu boire de ce vin aux multiples déchets ?
Ô les dioxines ! Ô les deuils azotés !
De tes os tu as fait d’innombrables abattis
Une faux abattue a stoppé nos ébats
Et puis et puis ? et puis il se débat
Sans perdre les faux pas
Dans des nuits aussi fades que tes tertres sont plats
Il fallait [il faudrait] de l’autel
se porter [s’exporter] à l’hôtel
Ma belle
Ô les flétrissure
les fissures… les fêlures…
Ô la juste panacée…
L’oignon sacré t’a fait pleurer des armes
Aux alarmes
hosanna
l’hallali
tralala...
Le cor a retenti
la bête et aux abois
le chien mord les chairs ma chère et sur ce
le trépas
la mort de ces ans
les années surannées
jeudi, 11 décembre 2008
Des artefacts printaniers
Des artefacts printaniers s'invitent à notre table
Et c'est heureux… et c'est heureux…
Ils comblent des silences
qui remplissaient la pièce comme une fumée dense
Mon désir de tuer
Est aussi grand
Que mon désir d'aimer
Mais nous ne pouvons ni l'un / ni l'autre ni l'autre pourtant
Tout ce que nous pouvons encore
C'est copuler
C'est faire ses courses#
C'est déjeuner
Mon désir de tuer serait moins grand
Si mon désir d'aimer était rassasié
La réciproque n'est pas vrai c'est vrai crier? Bien :
HAAAAAAaaaaaaaaaaaa
C'est qu'on ne peut aimer…
Dans les supermarchés des amours désincarnés
je m'égare en rayon comme un départ en gare je ne sais ou aller où chercher? Où aller?
"l'eau n'agit jamais qu'au niveau de sa source"
Je ne crains pas plus d'être tari
J'ai peur d'en avoir plus le cœur en moi en lui
J'ai peur que s'éteignent à jamais les flammes qui consumaient avec peine nos résignations sans haines
Le feu de la colère saine et des révoltes chiennes
INDIFFERENCE
Quelle plaie que la création soit mue par le désir de durer plus que par celui de comprendre le comprends-tu des fois?
La tombe veut durer
tu veux ta concession
ton nom sur l'imprimé
Quelle plaie que nos actions soient mues par le désir de gagner plus que par celui d'être de vivre d'exprimer
toi aussi tu veux réussir
réussir ou crever…
moi j'aimerais être un dieu pour ne plus avoir à chier
le fébrile témoignage des humains par l'humain Pouah!
L'homme fragmenté épars disloqué dans un monde discontinu et désormais orphelin
Orphelin des dieux crétins et du dieu souverain mais non moins crétin
Mes limites sont : mon mètre 78 et aussi loin que ma vue peut porter
nous ne savons plus admirer nos contemporains c'est vrai
comment pouvais-je savoir qu'elle finirait comme cela :
40 kilos en trop à lire son Paris-Match?
Pour quelle raison avons-nous abdiqué? Le savons-nous seulement?
Quand nous marchions ensemble dans nos altérités
Nous aurions pu je crois se départir de ça enfin peut-être pas
Nous n'aimions pas c'est vrai marcher aux pas [feutrés] cadencés
Il nous fallait toute proportion gagnée
Des arbrisseaux en forme de [je recommence à bafouiller]
Aux normes des couteaux invétérés au fond des nuits dans le [merde se taire encore une fois]
#[papier toilettes pour le cul, savon pour les mains, saupalin essuie rien, antidépresseurs, café, eau, tampax tans pis, lait, sucre en poudre dans le nez, thé, beurre, argent du beurre, huile, chips, Nutella, haricots bleus, kleenex, pain dans ta gueule de mie, bananes, pommes, camembert meumeu, biftecks, œufs, mise en bières, vin, vieux crouton, gruyère, mille pâtes, sauce tomate, slip, chaussettes…
mardi, 25 novembre 2008
N'as-tu rien vu venir ?
N’as-tu rien vu venir ? Se nuire à pas feutrés
Je me tenais sûrement dans l’inertie des sens
Par quel obscur serment ? Me comprends-tu seulement ? [je ne sais plus parler]
Las je me tiens là très en deçà des faits des évènements hurlants leurs silences attardés alarmés? Parle! Parle-moi s'il-te-plait
Je suis passé maître chez toi mettre dans ta chambre sanctifiée de nos sangs et bénie de tes larmes lustrales des Amarantes rouges…
de désaccords en remords de ton corps je me mords les lèvres aux paupières closes
je voudrais je voulais je voudrais je voulais Mais
mais je me suis tenu là je me suis te... tu de toi las
Là dans des angles muets en bordure d’endroits neutres
Navré si tu n’as agrippé qu’un peu de mes défaites en fait qu’une poignée d’amertume avérée
Qu’une once de mes revers délités par mes vers alités parmi nous vous
foutus mots prononcés
Ô comme j'en ai pleuré Ô comme j'en ai saigné qu'aucunes armes tirées de larmes ne coulaient plus jamais… [je ne sais plus parler]
Aux envers des décors stigmatisant nos sorts nous lisions nos lésions comme d'antiques contreforts comme d'authentiques efforts nos légions d’élisions qui ne trompaient que … dès lors
Toi toi tu es la bien-née
moi moi je vais claudiquant dans des jours mourants
Naitre nos amertumes ASSEZ
dans des tons de trop vagues neutralités cassées [brisées] démesurément anxiogène pathogène
T'ai-je déjà raconté ma difficulté d'être? Oui je vais recommencer non
je vais encore me dénuder (encore et après?)
je (voulais) vais mordre ta chair nue incorporée dans un corps pleuré un cœur plié sous les ramées du peuplier baumier
sous mon aile nul abri nul abri sous mon aile
je suis le rapace que tu redoutais tant
je suis le loup qu'il ne fallait surtout pas laisser entrer
je suis le danger je suis le mal-né je suis le niais je suis le nié
de nolontés flagrantes aux fragrances des défaites
je me tais d’amour incarcéré incinéré peut-être
je
vais
me
taire
dès l’acmé passée par la brutalité des souvenirs biaisés...
ASSEZ
samedi, 15 novembre 2008
L'aède obscurcit
Non reprenons les artères d'ici :
L'artificier s'avance dans la poursuite de l'avant-peine
Il va éclore d'une multitude d'ombres du fond des corridors de sa boite crânienne
Derrière chaque fenêtre la tête contre les plaintes les mains entre ses peines
Des corps sous les décombres de nuitées écachées
De la naissance à nos morts
Tu t'endormais aux aurores t'en souviens-tu ma reine?
Chloroformée par des rites orphiques dans les feux des années
L'archet informe tendu vers toi nous moi
Te démontrer les vides entre mes doigts déviées
Mes vices entachées entre les interstices d'une existence cachée minée malmenée
N'as-tu pas vu les ombres? Je vais te les prouver…
Les ombres dansaient je crois sur les parois de verre d'un palais à Cythère
N'eussé-je rien vu
rien connu
rien vécu
je suis voyant vois-tu
Mais toi… tu n'as rien vu n'as-tu rien vu venir ??
Ils poursuivaient à deux leurs chagrins embrumés cheminant dans les jours d'opacités blessantes récurrentes et de matinées blêmes
Des schèmes adjurant leurs erreurs celées sous des débris déclos sous des tonnes de je t'aime amour désincarné et vidé de son sang
Par des palinodies presque toujours les mêmes
l'aède obscurcit avait abandonné ses subtils phonèmes
il va les retrouver d'ici ou d'ailleurs
il va les retrouver Sont-ils toujours les mêmes?
Avance-toi vers moi tends tes bras viens vers moi…
il me faut te re-cueillir
Je vais me re-saisir
ASSEZ! Reprenons les artères…
mercredi, 29 octobre 2008
EncooOOOre
Laisse-toi te faire aimer comme tu t’es fait souffrir
Laisse-moi te regarder détourne ce regard
Si je vois ton amour autant dire qu’il se meurt
Des alliances aux promesses en serments amateurs
inutiles et serviles
puériles et non pas débiles
Lui – c’est trop tard
C’est avant qu’il fallait s’harnacher aux rêveries dépeuplées
Elle – Pourquoi ne pas passer les portes étamées de nos dix longues années ?
Mais… Nous les avons (déjà ?) passées nous savons ce qu’elles cachent au sein de leur…
derrière les battants inviolés des aurores s’agitent les pourtant
comme nous : ni pas plus ni pas moins
tu ne comprends donc rien ?
Dans une immobilité d’être ?
nos cœurs défenestrés ne pouvaient s’en remettre
Nous le savions déjà nous sommes ici pour ça
Fais-moi la grâce maintenant de pouvoir le comprendre de le comprendre un peu
A deux a nous deux si tu veux
Au commencement sûrement dans d’autres emmêlements
de n’avoir pas pu (su ?) éconduire l’existence
l’existence qu’il faudrait aux marges des laquais
l’existence qu’il fallait
dis-moi quelque chose… maintenant ou jamais quelque chose de sensé
bien il faut te dépouiller
je t’aime…
mon amour…
ma folie…
ma déchirure…
je t’aime…
malgré tout…
malgré toujours…
malgré l’après…
tu peux te reposer je vais souffrir pour toi… tu peux m’abandonner tes soucis et tracas…
tu verras tu pourras on y arrivera
On surpassera à deux le quotidien qui tue les amours tourmentés / les ardeurs désarmées /
les sourdes témérités sur lesquelles se bâtissent des ferveurs insensées
nous serons le poison à l’ordinaire passé au journalier venin nous sommes le demain…
encore du demain… oui encore oui… encore… enCORE... ENCooooore…
lundi, 27 octobre 2008
Les dieux sans-abris
A quelques encablures des rages déshéritées
Des visages décharnés de Cassandre alarmées
Oyez ! Oyez ! Graves temps
Les espérances surnagent sur des miroirs sans teint
Flanquez les artifices et l’ode aux palatins
Les mirettes bouffies d’oxymores irritantes
Souffle sur les sens comme une ombre endormie
Souffre sur les cendres des belles…
Embrasse ces paupières hostiles à la prière qui s’inclinent au dernier
des premiers Minotaure ?
…ou apprentis sorciers
Aux cœurs diaphanes qui fuient des rêves crevés trop tôt
des espoirs déchirés comme des rideaux tirés
Des spores faméliques sauront les relever
Le ventre est noué
Éventé ? et enflé
En phase terminale d’un amour attardé
Tes mains ondulent comme les oriflammes d’un monde sur lequel ton corps règne en souverain ton cœur règne sur le mien. Menottes aux doigts de fées reposent sur ma poitrine guéris-moi si tu peux
Chérie-moi si tu veux
S’il-te-plait fais-le moi fais-le au moins pour eux.
Et faites que ce regard toujours comme un volcan en cascades de lave m’apporte réconfort. On pourra si tu veux se construire un abri et vivre comme des dieux sans olympe mais à deux…
Car les dieux sont seuls
Car les dieux sont vieux
Car les dieux s’emmerdent
Et nous aussi vois-tu on les emmerde un peu
samedi, 25 octobre 2008
Tes yeux décloisonnés
Tes yeux moi
je suis borgne
dans ces perles coruscantes sombres et vénéneuses
ces agates brillantes et vandales de mes yeux ?
ici – non là –
passe le temps des flots invectivés
file le sang mutilé de nos maux
elles se maintiennent aux fond
Elles coulent à demi-mot
Blotties sous les arcades d’une cathédrale en ruine
L’eau stagnante et croupie des mémoires endormies
Ici. tes lèvres fermées ripostent à l’œuvre ouverte
ces perles
Carminées
Eperdues de ton cou
Autour de ce détroit
isthme de ton corps qui relie la grâce à cette belle impiété
de ton buste encloîtré contenté ?
D’un corset non d’un body
Certes d’une étoffe dentelée et ravie
Les vestiges – les décombres –
Des arguties passées
Sont des apparitions qu’il faudra convoquer quelquefois ou jamais
Il nous faudra répondre aux entités fragiles décloisonnées des mots.
vendredi, 24 octobre 2008
L'absence assiégée
Non ce que je cherche n’est pas dans ces mots
Ce que je cherche ta peau
Adoubé de tes palpitations écoutant du Hurel
La célébration des invisibles
pourquoi me disparaître ?
parce que l’air des soupirs est encore du dire
viens à moi reste-là
contre les vides laissés par l’incernable absence
d’une effroyable présence…
oh comme j’aimerais y être et pouvoir et pouvoir y rester
La conjuration des imbéciles
C’était encore assez mais peut-être un peu trop…
Trop de miasmes aérés des fleuves overdosés
Il me faut arrêter me taire et continuer
Aux confins des ornières jetées par-dessus bord.
Encore éterniser?
Essoufflé
Esseulé
Sur tes cils inclinés
vers les astres délinqués
les murmures de nos gestes
arrêtés
[aux arrêts]
sous un souffle abritable dans le creux des marais… des vallées ?
Etendues inclinées déclinées
Je porte tes fardeaux
comme pour mieux m’amarrer
te perdre
ssse… perdre ?
la perdition au sens accablé de nos mots
la déperdition des encens (désenchantée ?)
aux fragrances de nos maux
Tu as vu ?
Non je ne vois pas…
c’est tout juste si je vois la traine des particules
que tu laisses derrière toi en fuyant
en fuyant l’amère de nos années…
Non ! ne dis pas ça chut…
Il faudra nous voiler ces paroles amarrées la mer de ces années
Oh ! non… ne dis pas ça… il faut éterniser
Toujours éterniser…
Les bas me blessent
Des fontaines d’Alicante
Aux sources hypnotiques
Le corps comme irradié est devenu objet
Sur ta peau dépeuplée tu portes les
des portes aux peupliers
Je songe encore à nous
à genou
j’y songe… encore… encore à nous…
que de rêves endormis dans mes sommeils d’éveils
que de veilles ahuries pour n’y
autre que toi
ne laisse là… ne laisse pas… ne ME Laisse pas…
Les longues velléités ne méritent pas ta chair
Ni ton sort ni tes gestes
qui coulent à tort... faiblesses… Blesse mon ?
aux abords de ma mort
Oh que la souffrance
Oh que ma souffrance
Oh qu’il ne faut pas… souffrance… non… laisse !
Je ne sais pas
Plus ? parler
Abel Assassiné
Champs
de fuite
et de sous-entendus.
De prières contigües
Et de lignes étendues
Attendues et tendues
Aux aurores naissantes auréolées de sens
L’oreille
sur
l’oreiller
J’entends battre mon cœur.
Serais-je encore vivant ?
Sang
De suite
Le rouge feu du ciel
La douleur du fiel
De subjectifs autels
En hôtels effectifs
D’un abîme sans ailes
Irrévérencieux Abel
Clair et Coruscant
Immarcescible pourtant
L’écriture des gerçures sur ta peau me tourmente
Me tourmente et me hante.
Mille cascades encastrées d’air des alizés
Je meurs de n’y aller et de n’y être pas
Et de n’y avoir avoir jamais été.








